Les Amis de la Mémoire Pédagogique
Les Amis de la Mémoire Pédagogique
Journée organisée par : Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Montpellier- Université Montpellier II, son Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche en Histoire de l’Education, CERFEE de l’Université Paul-Valéry - Montpellier III, membre de l’Equipe d’accueil du LIRDEF, Equipe de recherche Didaxis - Dipralang (Université Paul-Valéry - Montpellier III et IUFM de Montpellier, Amis de la Mémoire Pédagogique
Manuels scolaires en usage et usages des manuels
5ème journée Pierre Guibbert
mercredi 10 juin 2009 de 9h à 17h
IUFM de Montpellier
2 place Marcel Godechot (Station Philippidès) Amphi H
Cette journée s’est tenue dans le cadre du Séminaire des Ecoles doctorales des Universités de Montpellier.
Des interventions produites lors de cette journée sont en ligne à l’adresse suivante :
http://www.montpellier.iufm.fr/internet/site/
Cliquer ensuite sur : «Recherche» puis «CEDRHE», puis «Journée d’étude Pierre Guibbert».
✴APPEL A COMMUNICATION
✴DEROULEMENT DE LA JOURNEE
✴resume des interventions
✴APPEL A COMMUNICATION
Acteurs et témoins de la vie scolaire, les manuels se caractérisent par la diversité et la convergence de leurs formes et de leurs contenus, mais aussi de leurs usages, en fonction des temps, des lieux, des matières enseignées, des types et des âges des élèves, des objectifs des enseignants et de ceux des textes officiels…
Cette journée d'étude veut s'intéresser aux problèmes de leurs usages. D'une part la variabilité de leur diffusion, en dépit du souci commun de rechercher le plus vaste public et de l’efficacité des réseaux éditeurs/prescripteurs : qu'est-ce qui assure leur pérennité, leur succès, leur échec, leur renouvellement, en relation ou en dehors des prescriptions officielles ?
D'autre part la variabilité de leurs usages entre les mains des prescripteurs (inspecteurs et formateurs), des enseignants, des élèves, des parents… Sans oublier les usages imprévus ou non conformes…
Les travaux portant sur des manuels d’époques antérieures et (ou) d’autres pays seront les bienvenus.
Comité scientifique : Michèle Verdelhan-Bourgade (Sciences du langage, Didaxis – Dipralang, Montpellier III), Jacques Gleyse (Sciences de l’Education), Brigitte Morand (Histoire, Centre d’Etudes, de Documentation et de Recherche en Histoire de l’Education, IUFM de Montpellier), Michel Tozzi et Richard Etienne (Sciences de l’éducation, CERFEE – LIRDEF, Montpellier III), Pierre Boutan (Sciences du langage, Amis de la Mémoire Pédagogique et IUFM de Montpellier), Rainer Riemenschneider (Histoire, Georg-Eckert Institut de Braunschweig), Georges Roques (Géographie, expert international en formation), Jean-Michel Dusseau (Physique, LIRDEF) et Marie-Pierre Quessada (Sciences de la vie et de la terre, LIRDEF, IUFM de Montpellier)
Comité d’organisation : P. Boutan, R. Etienne, B. Morand, M.-P. Quessada, M. Verdelhan
✴Programme de la journée
8h 30-9 h 00 Accueil Exposition voyage en lecture (Savoir-Livre)
9 h 00 Amphi H : Ouverture par Patrick Demougin, Directeur de l’IUFM
Présentation du programme de la journée par Richard ÉTIENNE, Montpellier 3
9 h 15 - 10 h 00 Amphi H : Conférence inaugurale : Roland GOIGOUX, Université de Clermont-Ferrand, IUFM
L’usage d’un nouveau manuel d’enseignement de la lecture-écriture peut-il contribuer au changement des pratiques de maîtres expérimentés ?
10 h 00-10 h 15 Pause
10h 15-11 h 45 : Première série d’ateliers
M1 (salle I-1) Présidence : Marie-Pierre Quessada - Un manuel, des usages multiples ? :
Constantinos Angelopoulos (Université Paul-Valéry Montpellier III) Histoire de l’histoire de la Bataille des Thermopyles : À la recherche de la gloire des Hellènes à travers la leçon sur la bataille des Thermopyles dans les manuels scolaires grecs d'histoire du secondaire, lieux exceptionnels d'une mémoire nationale 1950-2008 - Leonor Carvalho (Universidade Lusófona Portugal), ”Apprendre à regarder autour de moi”. La présence du patrimoine local dans les manuels d’Histoire au Portugal - Yveline Fumat (Université Paul-Valéry Montpellier III), Du bon usage du « Tour de la France par deux enfants » de G. Bruno
M2 (salle I-2) Présidence : Michèle Verdelhan - Usages et usagers :
Jean-Louis Jadoulle (Université catholique de Louvain et Université de Liège), Réception d’un manuel scolaire d’histoire innovant chez les enseignants d’histoire en Belgique francophone et au Grand-Duché de Luxembourg : le cas de Construire l’Histoire - Alla Mazourskaïa-Portet (Ecole des Mines Alès), Manuel de russe langue de communication professionnelle : besoins, publics, usages - Nathalie Van der Sanden-Piva (Université de Nimègue, Pays-Bas), Les manuels de français en usage aux Pays-Bas: d’hier à aujourd’hui, quelle évolution de leur usage ?
M3 (salle I-3) Présidence : Michel Tozzi - Usages prescrits, usages réels ?
Marjolaine Boutet (Université d’Amiens), « Plus le professeur est mauvais, meilleur le manuel doit être » : l’usage des manuels d’Histoire aux Etats-Unis au vingtième siècle - Claudino Sérgio (Universidade de Lisboa), Le difficile contrôle de la qualité des manuels scolaires du XIXème siècle portugais
12 h 00 -13h 15 Repas au CROUS (Restaurant Boutonnet)
13 h 30 – 14 h 15 Amphi H : Conférence de Jacqueline Freyssinet-Dominjon, Université Paris I, Panthéon-Sorbonne
Manuels scolaires en usage avant et après la séparation des Églises et de l’État
L’exemple de Francinet, livre de lecture courante par G. Bruno
14 h 15 - 15 h 15 Amphi H :
Table ronde avec les éditeurs de l’association Savoir-Livre présidée par Michèle Verdelhan
15 h 15 – 15 h 30 Pause
15 h 30-17 h 00 : Deuxième série d’ateliers
S1 (salle I-1) Présidence : Rainer Riemenschneider - Contenus nouveaux, manuels nouveaux, nouveaux usages ? :
Cécile Arnaudo (Université de Provence), Les manuels d’Histoire pour l’enseignement des faits religieux au Lycée - Jean-Pierre Chevalier (Université de Cergy-Pontoise), La genèse du manuel scolaire de géographie au 19e siècle - Charles Heimberg (Université de Genève), Manuel(s) d’histoire et autres alternatives en démocratie : le cas de la Suisse romande
S2 (salle I-2) Présidence : Georges Roques - Changements d’usage, changement de manuels ? :
Anik Deschamps (IUFM de Montpellier), L'Europe centrale dans les manuels scolaires français des années 1850 à nos jours - Carine Zanchi (Amman Al Ahliyya University, Jordanie), L’adaptation du manuel de français langue étrangère généraliste en contexte arabophone pour étudiants débutants. Une nécessité pour une meilleure diffusion des cours de français pour débutants dans les universités arabes
S3 (salle I-3) Présidence : Richard Etienne - Usages innovants, usages traditionnels ?
Rita Ranson (Université du Havre), Le spelling book anglais des Lumières : usages particuliers pour l’étude de la prononciation - Aurélie Rodes (Université de Toulouse Le Mirail), Les manuels d’histoire ancienne, témoins des usages des manuels scolaires pendant plus d’un siècle
S4 (amphi H) Présidence : Pierre Boutan - Usages attendus et inattendus :
Coralie Murati (Université de Provence), Vers un usage imprévu des manuels scolaires en Sciences économiques et sociales : un espace de luttes sociales et idéologiques ? - Marielle Wastable (Université de Metz), L'influence du « petit monde » des géographes sur les concepts phares de la géographie des Etats-Unis dans les manuels de 1905 à nos jours - Geneviève Sion-Charvet (chargée de mission Hécate - ARBS) Seconde vie des manuels scolaires
17 h 00-17 h 15 Amphi H : Quelques mots de conclusion et perspectives
✴RÉSUMÉS DES INTERVENTIONS, CLASSÉES DANS L’ORDRE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS
Constantin ANGELOPOULOS
Etudes néo-helléniques Université Paul-Valéry – Montpellier III
Histoire de l’histoire de la Bataille des Thermopyles : À la recherche de la gloire des Hellènes à travers la leçon sur la bataille des Thermopyles dans les manuels scolaires grecs d'histoire du secondaire, lieux exceptionnels d'une mémoire nationale 1950-2008
Cette étude a comme objectif d’associer le caractère variable du temps d’utilisation des manuels scolaires grecs d’histoire du secondaire et l’importance considérable d’un lieu de mémoire, la Bataille des Thermopyles.
Les sources de cette étude sont les six manuels scolaires d’histoire du secondaire édités en Grèce entre 1950 et 2008. Il s’agit d’une période marquée par deux caractéristiques essentielles : l’unicité des manuels et leur utilisation qui était longue avant de devenir, depuis la fin des années 1990, très courte.
Comment pourrions-nous définir un lieu de mémoire ? Et comment éviter dans cette tentative celle de Pierre Nora qui la considère comme une « unité significative, d’ordre matériel ou idéal, dont la volonté des hommes ou le travail du temps a fait un élément symbolique d’une quelconque communauté » (Pierre NORA (sld), Les Lieux de mémoire, tome 1, La République, Gallimard, Paris 1997) ? Il sera donc question de mettre en exergue cette relation entre le « lieu » du manuel qui est « L’événement », la Bataille des Thermopyles, et l'espace mémoriel que l'élève devrait, devra construire en lisant, en étudiant, en mémorisant la leçon.
Il s'agit d'examiner donc l'empreinte que l’on veut officiellement laisser dans l'esprit de l'élève, tantôt inchangée pendant de nombreuses années, tantôt très limitée dans le temps. Cette empreinte mémorielle, profonde parce que sa substance appartient au passé, est cultivée (fabriquée) dans ces lieux exceptionnels de la nation que sont les manuels scolaires d'histoire. La Bataille des Thermopyles est ce lieu de mémoire revêtu à la fois d’un sens fonctionnel et symbolique. Fonctionnel parce qu’elle constitue un moyen très important de conservation et de transmission de valeurs inter - générationnelles ; symbolique parce qu’elle a permis et permet toujours la transmission d’une identité grecque fondée sur des valeurs communes telles le courage, l’héroïsme, le patriotisme, le sacrifice…
La bataille des Thermopyles fait partie de cet espace mémoriel balisé qui recouvre les héritages du groupe national, ce chemin unique que tout membre de la communauté doit impérativement suivre en restant fidèle à son « devoir de mémoire ? », à la « nécessité ? » devenus un « impératif catégorique » de nos sociétés nationales actuelles (Paul Ricœur, La Mémoire, l'Histoire, l'Oubli, Le Seuil, Paris 2000).
Cécile ARNAUDO
Sociologie, Université de Provence/Lames
Les manuels d’Histoire pour l’enseignement des faits religieux au Lycée
Cette communication situe les manuels dans les catégories d’outils d’enseignement des faits religieux. La proposition consiste à considérer cet enseignement comme le produit de la re-contextualisation des savoirs historiques savants au sein d’un discours scolaire. Elle s’inscrit dans une recherche doctorale en cours qui porte sur l’enseignement des faits religieux à travers les contenus d’Histoire au Lycée.
On voit que s’effectuent sur les connaissances historiques des opérations de sélection qui aboutissent à la production de nouveaux textes de récits historiques. Ces opérations sont destinées à atteindre par la pratique pédagogique l’éducation des citoyens. Ces textes projettent et s’inscrivent dans des déterminations pédagogiques plus larges : des thèses historiques dans et pour une théorie de l’apprentissage en milieu scolaire. L’enquête montre que l’intention est prescriptive et formative, c’est-à-dire que les acteurs répondent à la question de la réinterprétation des faits religieux.
Ici, il est question de mon travail sur les manuels scolaires en usage et plus précisément ceux qui préparent aux baccalauréats des filières professionnelles, technologiques et générales. Mon propos est de dire que les manuels de première ou de terminale (selon les baccalauréats) sont une des catégories d’outils d’enseignement des faits religieux. Ils médiatisent du discours pédagogique avec d’autres matériaux - notamment, les programmes, les rapports d’inspection pédagogique, les mémoires professionnels et les documents d’application des programmes, les accompagnements des programmes ou les documents d’accompagnement.
Nous voyons se multiplier les espaces de construction de ces discours. La définition des savoirs à enseigner reflète des tensions et des conflits qui existent entre les différents champs institutionnels. Il n’y a pas un discours pédagogique mais plusieurs.
Les auteurs des manuels interprètent les programmes. Ils organisent des discours avec leurs propres ressources. Ils problématisent les faits religieux avec leurs plans et leurs séquences. Ils présentent des connaissances, des exercices, des méthodes, des documents, des illustrations pour être applicables en enseignement. Nous savons aussi qu’en France plusieurs manuels traduisent chaque programme d’enseignement. Cette pluralité est due à l’existence de onze maisons d’édition. Nous supposons que les règles de recrutement des éditions cadrent et régulent la pluralité des discours pédagogiques. Du coup, le corpus prend en compte plusieurs de ces éditions de manuels – à savoir, notamment les éditions Belin, Bertrand-Lacoste, Bordas, Bréal, Foucher, Hachette, Magnard, Nathan.
Dans cette analyse, nous nous demandons : quels sont les outils rhétoriques et grammaticaux qui constituent les écrits et les images des manuels ? En quoi contribuent-ils à l’élaboration de formulations différentes de discours pédagogiques au sein d’un même type textuel ? Et comment les manuels prennent-ils place dans l’argumentaire pour l’enseignement des faits religieux ?
En conséquence, l’idée est d’interroger les manuels scolaires pour comprendre comment on voudrait former les élèves-citoyens en leur inculquant une certaine conception de la laïcité.
Références bibliographiques
Adam, J.-M. (2004). Linguistique textuelle. Des genres de discours aux textes. Introduction méthodique à l’analyse textuelle des discours. Paris : Nathan.
Anscombre, J.-C. & Ducrot O. (1988). L’argumentation dans la langue. Liège : Pierre Mardaga.
Austin, J.-L. (1991). Quand dire, c’est faire. Paris : Points.
Baubérot J. (2000). Histoire de la laïcité française, Paris : PUF - Que sais-je ?
Bernstein B. (1992). La construction du discours pédagogique et les modalités de sa pratique. Critiques sociales, n°3-4.
Borne D. (2004). Ecole et religion. Revue Internationale d’éducation –Sèvres, n°36, p.21-172.
Bourdé G. & Martin H. (1983). Les écoles historiques. Paris : Editions du Seuil.
Braudel F. (1993). Grammaire des civilisations. Paris : Flammarion.
Chervel A. (1988). L’histoire des disciplines scolaires. Réflexions sur un domaine de recherche. Histoire de l’éducation, n°38, p. 59-119.
Chevallard Y. (1991). La transposition didactique. Du savoir savant au savoir enseigné. Grenoble : La Pensée Sauvage.
Debray R. (2002). Rapport au ministère de l’Education nationale : l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque. Paris : Editions Odile Jacob.
Durkheim E. (2003). Education et sociologie. Paris : PUF.
Estivalèzes M. (2005). Les religions dans l’enseignement laïque. Paris : PUF.
Hervieu-Léger D. (1990). La religion au lycée. Conférence au lycée Buffon. Paris : Les Editions du Cerf, collection « histoire à vif ».
Isambert-Jamati V. (1990). Les savoirs scolaires. Enjeux sociaux des contenus d’enseignement et leurs réformes. Paris : Editions Universitaire.
Joutard P. (1989). Rapport de la mission de réflexion sur l’enseignement de l’histoire, la géographie, les sciences sociales. Paris : ministère de l’Education nationale.
Lenoir F. & Tardan-Masquelier Y. (2000). Encyclopédie des religions, Volume 1 – Histoire. Paris : Bayard Editions.
Mannheim K. (2005). Le problème des générations. Paris : Armand Colin – Essais et Recherches.
Molino J. & Lafhail-Molino R. (2003). Homo fabulator. Théorie et analyse du récit. Montréal-Arles : Leméac/Actes Sud.
Nora P. (2004). Les lieux de mémoire. Paris : Edition Quarto Gallimard.
Veyne P. (1996). Comment on écrit l’histoire. Paris : Editions du Seuil.
Marjolaine BOUTET
Université de Picardie-Jules Verne (Amiens)
« Plus le professeur est mauvais, meilleur le manuel doit être » : l’usage des manuels d’Histoire aux Etats-Unis au vingtième siècle
L’objet de cette communication est d’étudier les problèmes liés à l’usage des manuels d’Histoire aux Etats-Unis au XXème siècle, à partir de l’étude d’un corpus de manuels publiés entre 1901 et 1991 (une centaine environ), d’ouvrages spécialisés et d’articles publiés dans des revues pédagogiques américaines.
Dans un système scolaire décentralisé, en l’absence de programmes nationaux et avec des enseignants qui ne sont généralement pas spécialistes de la matière qu’ils enseignent, les manuels scolaires américains destinés au secondaire ont depuis la fin du XIXème siècle un rôle déterminant dans le contenu de l’enseignement. Les manuels d’Histoire américains sont des manuels narratifs dont le contenu est le fruit d’une négociation permanente entre la société civile et les éditeurs scolaires, et qui comportent des indications très précises à l’intention du professeur en termes pédagogiques (questions, exercices, corrigés, activités en classe, etc.).
Du fait de la prégnance de la pédagogie progressiste à partir des années 1920 aux Etats-Unis, le contenu des manuels scolaires ne vise pas l’exhaustivité ou l’exactitude, mais l’efficacité sociale et l’enseignement de l’Histoire devient une sorte de catéchisme national destiné à définir ce que veut dire « être Américain ».
L’étude de l’évolution de leurs contenus au cours du XXème siècle met en évidence l’importance de cet usage spécifique du manuel d’Histoire aux Etats-Unis, qui vise à américaniser les immigrés européens dans la première moitié du vingtième siècle, puis à armer les jeunes Américains dans la lutte idéologique contre le communisme de la fin de la Seconde Guerre mondiale au milieu des années 1960, pour ensuite changer radicalement d’optique en diffusant une vision multiculturelle et critique de la société américaine jusqu’à la fin des années 1970. A partir des années 1980, cette orientation des manuels d’Histoire, de plus en plus politique et de plus en plus éloignée de la « réalité historique », est décriée par une littérature abondante qui réclame de meilleurs manuels. Toutefois, si les manuels concentrent les critiques car ils sont les témoins les plus accessibles au grand public de ce qui se passe dans les salles de classe, leur faillite révèle celle d’un système scolaire qui connaît une crise bien plus structurelle et qui ne peut être résolue par la simple réforme (ou parfois par l’abandon pur et simple) des manuels.
Quelques références bibliographiques :
Philip G. Altbach et al., Textbooks in American Society : Politics, Policy and Pedagogy, Albany, State University of New York Press, 1991.
Frances Fitzgerald, America Revised, Boston, Little, Brown, 1979.
Malie Montagutelli, Histoire de l’enseignement aux Etats-Unis, Paris, Belin, 2000.
Jennifer Nelson, “What Goes around Comes around: History Education in the 1890s and the 1990s”, The History Teacher, Vol. 25, No. 4 (Aug., 1992).
John C. Reynolds Jr, “American Textbooks : the first 200 years”, Educational Leadership, janvier 1976.
Leonor Carvalho
Universidade Lusófona – Portugal UID-OPECE
”Apprendre à regarder autour de moi”. La présence du patrimoine local dans les manuels d’Histoire au Portugal
Les contenus de la discipline d’Histoire, dans l’enseignement «basique» au Portugal, mettent en valeur l’étude de l’Histoire nationale intégrée dans un contexte plus vaste. Les suggestions d’expériences d’apprentissage présentées dans le document de 2001 (organisation de l’enseignement par compétences générales et spécifiques), soulignent l’importance du contact avec des éléments de l’histoire et du patrimoine locaux.
Selon certains auteurs, les manuels, malgré le fait qu’ils soient conçus pour un univers national d’élèves aussi vaste que possible, devraient être suffisamment flexibles afin de s’adapter aux contextes des élèves. Ils considèrent aussi que les manuels sont utilisés par les responsables de l’éducation des élèves.
La reconnaissance de l’héritage culturel local, national et mondial et le développement des compétences d’identification, préservation et jouissance du patrimoine font partie des grands objectifs de l’éducation, établis dans la Loi de Bases du Système Educatif au Portugal et, au niveau international, cette reconnaissance est aussi accentuée dans plusieurs documents.
Ce travail, en analysant trois manuels choisis parmi tous ceux qui sont utilisés au Portugal pour ce niveau d’enseignement, cherche à identifier la présence du patrimoine local dans les manuels de la septième année de scolarité. Celle-ci est la première année scolaire du dernier cycle d’études de l’enseignement « basique» au Portugal, où les élèves de 11-13 ans sont au début d’un programme d’histoire générale.
Cette étude prétend rendre compte de la façon dont ces manuels scolaires, conçus pour un univers général d’élèves du Portugal, abordent le développement de compétences qui potentialisent l’interrogation sur la réalité qui nous entoure, l’intervention dans les contextes communautaires et la capacité de jouir du patrimoine, dans une perspective d’éducation tout au long de la vie.
Références :
Citron, S. (1984). Enseigner l’Histoire Aujourd’hui. Paris: Les Éditions Ouvrières
Gerard, F-M & Roegiers, X. (1993). Concevoir et évaluer des manuels scolaires. Bruxelles: De Boeck
Morgado, J. (2004). Manuais Escolares : Contributo para uma análise. Porto: Porto Editora
Morin, E. (1999). Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Paris: UNESCO
Pacheco, J. (2008). Organização Curricular Portuguesa. Porto: Porto Editora
Tilden, F. (1957). L’interprétation de notre patrimoine in Désvallés, A. (1992), Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie (vol. 1, pp..243-258). Savigny-le-Temple: W,M.N.E.S.
Varine, H. (1969). Le Musée au Service de l’Homme et du Developpement in Désvallés, A. (1992), Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie (vol. 1, pp..49-68). Savigny-le-Temple: W,M.N.E.S.
Jean-Pierre Chevalier
Université de Cergy-Pontoise, UMR 8504 Géographie-cités.
La genèse du manuel scolaire de géographie au 19e siècle
L’étude des livres scolaires éclaire le processus d’institutionnalisation de la géographie en tant que discipline scolaire en France au long du 19e siècle. Au cours du premier tiers du 19e les livres de géographies rédigés sous l’Ancien régime restent longtemps en usage. Ensuite, à partir de la Restauration, et surtout de la monarchie de Juillet, des livres proprement scolaires se diffusent ; ils sont rédigés non seulement pour lire de la géographie, mais aussi pour être utilisés collectivement en classe, pour donner lieu à des exercices. Enfin, dans le dernier tiers du siècle, une troisième génération de livres apparaît, leur lecture n’est plus exclusivement linéaire, ce sont des manuels scolaires de géographie où plusieurs types de textes coexistent avec des images.
Les progrès techniques de l’imprimerie permettent dans les années 1860 le développement de manuels et d’atlas scolaires centrés sur de grandes cartes en couleur, puis à la fin du siècle l’apparition de photographies en noir et blanc dans les manuels scolaires. On distingue alors un type de manuels de géographie pour l’enseignement secondaire et un type principalement destiné à l’enseignement primaire, y compris l’enseignement primaire supérieur. Cette différence renvoie probablement à l’existence de deux modèles didactiques distincts : l’un fondé sur la lecture de textes rédigés et la compréhension, l’autre appuyé sur l’observation de cartes et l’entraînement à la reproduction de réponses à des questions. Modèles qui de nos jours semblent souvent se combiner dans les manuels contemporains.
Cette étude invalide aussi, une fois de plus, le mythe devenu vulgate qui associe la création de l’enseignement de géographie aux lendemains de la défaite de 1870.
Références bibliographiques contemporaines
BenoÎt, Monique, 1992, L'enseignement de la géographie à l'école primaire 1867-1991, thèse, Université Paris-1, 3 volumes. 203p., 239p., 258p.
CHANET, Jean-François, 1996, L’École républicaine et les petites patries, Paris, Aubier. 426p.
CAPEL, Horacío 1982, « Institutionalization of Geography and Strategies of Change » in Geography, ideology and social concern. David Ross Stoddart (ed.). Cambridge: Basil Blackwell, p. 37-69.
CHEVALIER, Jean-Pierre, 2002, « Les géographes parlent de la géographie à l’école (1882-1963) », Perspectives documentaires en éducation, Paris : INRP, n°53-2001. p. 45-51.
CHEVALIER, Jean-Pierre, 2003, « La géographie : nomenclatures ou leçons de choses », L’école républicaine et la question des savoirs. Enquête au cœur du Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson. (D. Denis et P. Kahn, dir.), préface de P. Nora,. Paris : éditions du CNRS, p. 103-123, 298p.
CHEVALIER, Jean-Pierre, 2003, Du côté de la géographie scolaire. Matériaux pour une épistémologie et une histoire de l’enseignement de la géographie à l’école primaire en France, rapport de synthèse en vue d’une HDR, université Paris 1, 402p.
CHEVALIER Jean.-Pierre, 2005, « La leçon de géographie, un tableau peint par Girodet en 1803 » M@ppemonde 80 (2005.4)9p.
CHOPPIN, Alain ,1986, « Le livre scolaire » in Roger Chartier, Henri-Jean-Martin (dir.), Histoire de l’édition française, Paris, t. IV : Le Livre concurrencé, 1900-1950, 1er éd. Paris, Promodis, réédd. Fayard/Le cercle de la librairie, 1991, 304p.
CHOPPIN, Alain, (dir.), 1996, Les manuels scolaires en France de 1789 à nos jours. Recueil de textes officiels (1791-1992). Textes présentes par Alain Choppin et Martine Clinkspoor. Paris : INRP et publications de la Sorbonne. 528p.
CLERC., Pascal, 2002, La culture scolaire. Le monde dans la classe. Presses Universitaires de Rennes. 188p.
NORDMAN, Daniel, 1989, « La pédagogie du territoire, 1793-1814 » in D. Nordman et M. V. Ozouf-Marignier, éds., Le territoire (1). Réalités et représentations, Paris : EHESS, p. 62-64 (Atlas de la Révolution française, 4.).
Sérgio Claudino
Instituto de Geografia e Ordenamento do Território, Universidade de Lisboa
LE DIFFICILE CONTROLE DE LA QUALITE DES MANUELS SCOLAIRES DU XIXEME SIECLE PORTUGAIS
Bien que dès le XVIIème siècle, le Marquis de Pombal, homme des Lumières, ait créé un système public d'enseignement élémentaire, laissant les études secondaires à un nombre restreint de collèges d'élite, ce sont les libéraux du XIXème qui ont fondé l'ambition d'une éducation générale. Cette école a donné un rôle décisif au manuel scolaire dans le succès de l'éducation, devant des professeurs de formation faible et peu motivés (Proença, 2000, 44-45).
Les stratégies du gouvernement portugais afin de garantir la qualité des manuels scolaires se divisent en deux types d'initiatives (Claudino, 2001) : d'une part, la promesse d’une récompense financière aux auteurs des livres de qualité supérieure, et la possibilité d’une prise en charge de la publication par l’État ; d’une autre part, la mise en place par les autorités des mécanismes d'évaluation et de sélection des livres officiels, comprenant leur interdiction autant que leur adoption obligatoire dans les écoles publiques, fait approuvé le 31 Janvier 1860, par un pouvoir politique libéral déjà stabilisé.
Les successives décisions légales restaient insuffisantes face à une production de manuels indisciplinée et largement indépendante, au sein de laquelle se multiplient des rééditions de livres anciens et dont les marchés sont très localisés. À la fin du XIXème siècle, dans une période de dictature (Carvalho, 1986), la réforme du 22 Décembre 1894, menée par le prestigieux éducateur Jaime Moniz, exige l'adoption d'un seul livre par discipline et par niveau d'enseignement dans toutes les écoles publiques et privées – cette réforme fut effectivement mise en œuvre, malgré l'opposition croissante des enseignants.
Le XIXème siècle, qui a vu la naissance de manuels scolaires portugais, se termine sur une situation d’extrême contrôle par les autorités gouvernementales.
Références bibliographiques
CARVALHO, R. (1986) - História do Ensino em Portugal, desde a fundação da nacionalidade até o fim do regime de Salazar-Caetano. Lisboa: Fundação Calouste Gulbenkian.
CLAUDINO, S. (2001) – Portugal através dos manuais escolares de Geografia. Século XIX. As imagens intencionais. Lisboa: Universidade de Lisboa. (pol.)
PROENÇA, M. C. (2000) – A Escola e os Descobrimentos. In A. M. C. Proença & L. Vidigal & F. Costa (Eds.), Os Descobrimentos no Imaginário Juvenil (1850-1950) (pp. 13-79). Lisboa: Comissão Nacional para as Comemorações dos Descobrimentos Portugueses.
Anik DESCHAMPS
IUFM de Montpellier, site de Nîmes
L'Europe centrale dans les manuels scolaires français des années 1850 à nos jours
Etudier l'Europe centrale dans les manuels scolaires français des années 1850 à nos jours est l'occasion de croiser deux objets d'étude, l'Europe centrale et l'objet support de cette étude, le manuel scolaire.
Dès la deuxième moitié du XIXème siècle, alors que l'enseignement de la géographie devient régulier, une place particulière est réservée à l'Europe et à ses divisions : l'Europe centrale, clairement identifiée ou seulement suggérée dans les programmes de géographie, devient objet d'enseignement au niveau secondaire. L'étude de cet espace régional de l'Europe perdure dans les manuels scolaires tout au long du XXème siècle.
Les enjeux sont de taille. Les manuels scolaires sont des intermédiaires privilégiés entre les enjeux idéologiques et la réflexion scientifique via leurs auteurs. Ils éclairent autant sur les savoirs d'une société que sur les savoirs que cette société souhaite diffuser. Puissants vecteurs de transmission via les commandes institutionnelles fixées dans les programmes officiels, ils imprègnent les esprits, jouent un rôle fondamental dans la construction de l'identité de l'Europe centrale, dans la perception du concept géographique et géopolitique de l'Europe centrale et plus largement de l'Europe au cours de ce siècle et demi, au regard des multiples événements qui bouleversent le continent européen, avec une attention particulière pour les événements marquants du XXème siècle.
L'Europe centrale, tout à la fois sujet historiographique dans le vécu du concept, d'histoire culturelle par les représentations de cette mémoire collective qui la fondent et de géographie par l'analyse de ses espaces et territoires qui s'enracinent dans la réalité historique, est analysée, dans une perspective diachronique et synchronique, au regard des valeurs véhiculées, au travers des textes, des représentations cartographiques et des intitulés de chapitres, proposées par les manuels scolaires français.
Enfin, une étude comparative entre des représentations de l'Europe centrale diffusées par les manuels français et celles extraites des manuels européens, appuyée plus particulièrement sur quelques pays et quelques périodes, plus fournies en manuels comme l'après Seconde Guerre mondiale et les années 1990, après l'effondrement du bloc communiste, permet une mise en perspective de ces savoirs et représentations.
Bibliographie succincte:
Th. CHARMASSON (sld), L'Histoire de l'enseignement. XIXe et XXe siècles. Guide du chercheur, seconde édition revue et augmentée, Paris, INRP, 2006, 728 p.
Ph. MARCHAND, L'histoire et la géographie dans l'enseignement secondaire, textes officiels, Tome I, 1795-1914, Paris, INRP, 2000
A. CHOPIN, "Manuels scolaires, Etats et sociétés, XIX siècle-Xxème siècle", in n° spécial de Histoire de l'éducation, Paris, mai 1993, n° 58
A. CHOPIN, B. PINHEDE, Manuels scolaires en France de 1789 à nos jours, bilan des études et recherches, Paris, INRP, 1995, 155 p.
A. PROST, Histoire de l'enseignement en France 1800-1967, Paris, Armand Colin, 1968, 524 p.
M. VERDELHAN-BOURGADE (dir.), B. BAKHOUCHE, P. BOUTAN, R. ETIENNE (col.), Les manuels scolaires, miroirs de la nation?, Paris, L'Harmattan, 2007, 294 p.
Jacqueline Freyssinet-Dominjon
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Images, Sociétés, Représentations (ISOR)
Manuels scolaires en usage avant et après la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. L’exemple de Francinet, livre de lecture courante par G.Bruno
En 1869, huit ans avant la publication du célèbre Tour de la France par deux enfants, et déjà sous le pseudonyme de G.Bruno, Augustine Tuillerie publie à la Librairie classique Eugène Belin Francinet, Principes généraux de la morale, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture. Sans atteindre les chiffres de diffusion du Tour de la France..., le manuel en usage aux cours moyen et supérieur de l’école primaire, publique et privée, va connaître un franc et durable succès pendant un demi-siècle.
A travers les éditions successives de l’ouvrage, nous nous proposons d’observer le retentissement des changements de l’école - quant à son statut, aux programmes, aux instructions ministérielles - sur le contenu du manuel. Dans quelle mesure l’auteure en tient-elle compte ? Comment insère-t-elle dans son récit de nouveaux développements liés aux nouvelles disciplines du programme ? Opère-t-elle une mise à jour de l’histoire de vie des personnages ? Marque-t-elle une évolution dans son approche pédagogique ?
Nous nous attachons plus particulièrement à l’analyse contrastée de l’ouvrage avant et après la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat en 1905. Au bout du compte, l’examen systématique de cette conversion laïque - pour un nouvel usage du manuel - offre une occasion remarquable : à partir d’un exemple concret, donner une vision rétrospective de certains aspects religieux des premières décennies de l’école de Jules Ferry.
Adam J.M., Revaz F., L’analyse des récits, Seuil, 1996
Coulet P., “Le travail des enfants dans un ‘livre de lecture courante’ : Francinet de G. Bruno”, Mémoire d’Ardèche et Temps présent, 92, 15 novembre 2006, p. 28-31.
Ozouf J. et M., Le Tour de la France par deux enfants in Les lieux de mémoire, I, P. Nora (sld), Gallimard, 1984
Ognier P., Une école sans Dieu, 1880-1895, L’invention d’une morale laïque sous la IIIe République, PU du Mirail, 2008.
Yveline Fumat
Université Paul-Valéry Montpellier III
Du bon usage du Tour de la France par deux enfants de G. Bruno
Ce manuel de « lecture courante » dont le projet d’enseignement était lié à une volonté de faire connaître et aimer la Patrie, la rendre « visible et vivante grâce à un récit de voyage et à deux cent gravures cartes et portraits », qui a connu un succès d’édition inégalé, dont les rééditions se sont succédées durant un siècle, est un document qui peut nous aider à réfléchir à plusieurs décalages qui rendent bien plus complexe le problème de l’usage « scolaire » du manuel, que l’on pense trop souvent comme allant de soi. Plusieurs pistes peuvent être explorées :
1est-il lu seulement à l’école, et seulement par les enfants ? (problème de l’extension du lectorat)
2au moment de la leçon de lecture , la prégnance des images, vues avant même que le texte ne soit lu, n’est-elle pas à prendre en compte ? (renforcement du message, complément, ou contre-point imaginaire ou même diversion) Comparaison avec quelques images d’ un autre ouvrage : La Morale par l’Image de Jarach)
3le message didactique conscient de G Bruno (pseudonyme de Mme Fouillée) concernant la patrie, ne se double-t-il pas d’ un message inconscient : celui d’une femme qui n’aime pas la guerre ? (comparaison avec l’ autre ouvrage de Bruno Les Enfants de Marcel ; en contre-point, un autre ouvrage : Tu seras soldat d’Emile Lavisse.
Sur ces trois plans le projet déclaré du livre est infléchi ; grâce à la dramatisation du récit de voyage et aux gravures (qui ont « gravé l’esprit des enfants » selon les mots même de l’auteur), ce livre scolaire s’appuie sur des procédés très efficaces mais beaucoup moins rationnels qu’on ne croit. Il a instruit, éduqué mais aussi fait rêver… ce que pourtant l’école républicaine ne prétendait pas faire.
Bibliographie :
Bruno . G : Le Tour de la France par deux enfants, Paris, Belin, 1877, réédition 1977 pour le centenaire
Bruno . G : Les Enfants de Marcel, Paris, Belin, 21° édition 1888.
Jarach Louis : A nos écoliers. La Morale par l’image, Paris, Garnier frères, 1911.
Lavisse Emile : Tu seras soldat, Paris, Colin, 1887
Fumat Yveline : « la Socialisation politique à l’école du Tour de la France par deux enfants aux manuels 1977 » Revue française de Pédagogie 1977
Fumat Yveline : « Le sentiment patriotique à l’école au début de la troisième République » Revue du CERFEE « les enjeux éducatifs » N° 4 1990 p 137 à 155
Fumat Yveline : Thèse d’Etat : «Travail Propriété Pouvoir : L’idéologie des manuels de morale et Instruction civique des débuts de la Troisième République » Paris Sorbonne 1984
Roland GOIGOUX
Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, IUFM d’Auvergne
L’usage d’un nouveau manuel d’enseignement de la lecture-écriture peut-il contribuer au changement des pratiques de maîtres expérimentés ?
Présentation des résultats d’une recherche réalisée durant l’année scolaire 2007-2008 : douze professeurs des écoles chevronnés, des maîtres-formateurs de cours préparatoire, et trois néo-titulaires ont utilisé le même manuel d’enseignement de la lecture et de l’écriture (À l’école des albums, Perrin & al., Retz) que tous découvraient simultanément. L’étude de leur activité d’enseignement poursuivait un double objectif : 1) comprendre comment ils modifiaient le manuel pour l’adapter à leurs manières de faire et à leurs conceptions de l’enseignement de la lecture/écriture ; 2) comprendre ce que l’usage du manuel modifiait dans ces manières de faire ou dans ces conceptions.
Quelques publications récentes de l’auteur
Cèbe, S. et Goigoux, R. (2007). Concevoir un instrument didactique pour améliorer l’enseignement de la compréhension de textes. Repères, 35, 185-208.
Cèbe, S. et Goigoux, R. (2009). Lector & lectrix, Apprendre à comprendre les textes narratifs, Paris : Retz
Courally S. et Goigoux, R. (2007). Étudier le potentiel de développement des utilisateurs pour concevoir un instrument didactique. Actes du colloque AREF 2007, http://www.congresintaref.org/actes_site.php
Goigoux, R. (2007). Un modèle d’analyse de l’activité des enseignants. Éducation et didactique, 3, 19-41.
Goigoux, R., Ria, L. et Toczek-Capelle, M.-C. (sous presse) (dir.). Les parcours de formation des enseignants débutants. Clermont-Ferrand : Presses Universitaires Blaise Pascal.
Goigoux, R. et Pollet, M.-C. (publication 2010) (dir.). Aspects didactiques de la lecture, de la maternelle à l’université. Laval, Canada : Presses Universitaires Laval.
Nonnon, E. & Goigoux, R. (2008). Travail de l’enseignant, travail de l’élève dans l’apprentissage de la lecture au cycle II, Repères, 36, 5-36.
Charles HEIMBERG
Didactique de l’histoire, Université de Genève, Formation des enseignants du secondaire et Faculté de Psychologie et Sciences de l'éducation (FAPSE)
Manuel(s) d’histoire et autres alternatives en démocratie : le cas de la Suisse romande
Les cantons de Suisse romande sont actuellement engagés dans un processus inédit d’élaboration d’un curriculum commun pour la scolarité obligatoire. Il comprend à la fois des objectifs d’apprentissage reliés aux disciplines scolaires et d’autres qui découlent d’« éducations à… » répondant à des demandes sociales. Dans ce cadre, l’histoire, qui n’est pas prise en considération par les enquêtes comparatives internationales, se situe d’autant moins au cœur des préoccupations des décideurs institutionnels que sa place dans le projet éducatif est soumise à une pression consécutive à l’introduction d’un enseignement précoce de l’allemand et de l’anglais dès l’école primaire.
Faute de pouvoir développer la question complexe des progressions et de l’accès des plus jeunes élèves aux modes de pensée spécifiques de l’histoire, seule la période de la fin de la scolarité obligatoire pourra être traitée. Elle le sera en soulignant son importance dans une société démocratique compte tenu de la contribution de l’apprentissage de l’histoire à la formation d’un sens critique et d’une citoyenneté responsable.
La question des manuels d’histoire en usage dans les cantons de Suisse romande se pose d’une manière différente et spécifique dans chaque canton, mais son mode de résolution à cette échelle est paradoxalement unique, en ce sens que, quel qu’il soit (un manuel ou pas de manuel distribué aux élèves), il s’impose à tous et dans toutes les écoles. À l’heure actuelle, plus aucun manuel spécifique n’a été financé et réalisé au niveau cantonal ou régional depuis presque deux décennies et les cantons de Suisse romande qui ont adopté récemment un manuel ont repris des ouvrages français rapidement adaptés (retrait des chapitres de géographie, mais pas d’ajout de contenus d’histoire nationale ou régionale). Il semble par contre que l’adoption d’un manuel unique pour tous les cantons soit éventuellement envisagée dans le cadre de la prochaine introduction d’un plan d’études commun.
Un manuel scolaire d’histoire ne met pas seulement en jeu des méthodes de travail, mais aussi les contenus et la conception de l’histoire qu’il donne à voir et mobilise. Même si les usages réels d’un manuel sont souvent fort éloignés de ce que nous en suggèrent ses contenus, un minimum de mise en cohérence du curriculum prescrit et des ressources pédagogiques qui sont accessibles aux enseignants est sans doute nécessaire, surtout si leur formation professionnelle dans la discipline est limitée. Or, dès lors qu’un plan d’études, et non pas seulement un programme, basé sur des objectifs d’apprentissage, est promulgué, il invite à l’élaboration de ressources pédagogiques renouvelées, et plurielles, qui associent réellement des propositions d’activités de laboratoire à une dimension narrative plus traditionnelle.
Les manuels d’histoire qui font actuellement référence ou sont encore utilisés dans les cantons francophones seront pris en compte parallèlement aux quelques dizaines de séquences pédagogiques qui ont été élaborées dans le canton de Genève pour accompagner un plan d’études introduit en 1999. À partir de cette étude de cas, la question sera en outre posée de l’adéquation, ou du caractère obsolète et rémanent, de l’objet « manuel scolaire » pour une discipline et à une époque où les nouvelles technologies rendent peut-être possibles d’autres formes plus ouvertes, plus riches et plus interactives de ressource pédagogiques.
Charles Heimberg, « Les manuels d’histoire sont-ils des obstacles ou des leviers pour l’apprentissage de la pensée historienne ? », in « Manuels et savoirs : traduction, trahison, création ? », actes de la 2e Journée Pierre Guibbert, Montpellier, IUFM, 2006.
Id., « Quelques questions posées à l’histoire scolaire et leur écho en Suisse romande », La revue française d’éducation comparée. Raisons, Comparaisons, Educations, dossier « L’histoire scolaire au risque des sociétés en mutation », Paris, L’Harmattan, n°4, 2009, pp. 19-31.
Jean-Louis JADOULLE
Université catholique de Louvain - Université de Liège (Belgique)
Réception d’un manuel scolaire d’histoire innovant chez les enseignants d’histoire en Belgique francophone et au Grand-Duché de Luxembourg : le cas de « Construire l’Histoire »
Depuis 2005, les enseignants d’histoire de Belgique francophone se sont vus proposer deux nouvelles collections de manuels scolaire d’Histoire d’un genre nouveau : “Construire l’Histoire” et “FuturHist”. Depuis septembre 2007, un des volumes qui compose la collection “Construire l’Histoire” a été adopté au Grand-Duché de Luxembourg, en classe de 4e secondaire.
Ces manuels se distinguent de la production existante, dans la plupart des pays, par leur mode d’organisation interne. Celui-ci constitue une tentative d’offrir aux professeurs d’histoire un recueil de ressources qui facilitent la conception et la mise en œuvre de séquences d’enseignement plus conformes à l’état de nos connaissances tant en ce qui concerne l’épistémologie de l’histoire que les processus d’apprentissage. Ces collections entendent aussi les outiller dans la perspective de l’apprentissage de compétences.
Cette communication s’efforcera de répondre à deux questions :
-Comment les enseignants d’histoire ont-ils accueillis la collection “Construire l’Histoire” ? La perçoivent-ils comme nouvelle et si oui, cette perception est-elle vécue positivement ou négativement ? Quels bénéfices escomptent-ils ou ont-ils constatés, pour eux et leurs élèves ? Quelles difficultés anticipent-ils ou ont-ils constatées ?...
-Dans quelle mesure ces différences d’appréciation des enseignants peuvent-elles s’expliquer par leurs représentations de l’histoire comme discipline historique et de l’enseignement de l’histoire telles qu’elles ont été mise en évidence par M. BOUHON (2008, 2009) ?
Bibliographie
− M. BOUHON, « Décrypter le présent, comprendre ses enjeux » Prises de position didactiques et représentations des enseignants d'histoire face aux nouvelles injonctions pédagogiques, in Enjeux du monde, enjeux d'apprentissage. Communication présentée à l'occasion du Colloque International des didactiques de la géographie, de l'histoire et de l'éducation à la citoyenneté, les 8 et 9 décembre 2008, à l'IUFM de l'Université de Nantes (CD-Rom).
- J.-L. JADOULLE & J. GEORGES (s. dir. de), Construire l'histoire, Namur, Didier Hatier, 2005-2008, 8 vol., 4 CD-Rom.
− J.-L. JADOULLE , « Construire l'Histoire » : un manuel scolaire pour demain ?, dans J.-L. JADOULLE (dir.), Les manuels scolaires d'histoire. Passé, présent, avenir, Louvain-la-Neuve, Unité de didactique et de communication en histoire de l'UCL, 2005, pp. 167-212.
- J.-L. JADOULLE , « Construire l'histoire ». Quels manuels scolaires d'histoire pour demain ?, dans M. LEBRUN (sld), Le manuel scolaire d'ici et d'ailleurs, d'hier à demain, Montréal, Presses universitaires du Québec, 2007 (sur CD-Rom).
− J.-L. JADOULLE, Du récit du professeur au récit construit par la classe ? Regard sur l'évolution de l'histoire enseignée à l'école secondaire en Belgique francophone, dans Ph. GEORGES (sld), Malmedy. Art & Histoire. 20ème aniversaire, Liège-Malmedy, 2009, p. 197-225.
Alla Mazourskaïa-Portet
Ecole des Mines d’Alès
Manuel de russe langue de communication professionnelle : besoins, publics, usages
La présente communication s’articulera autour de l’usage des manuels de russe existants et des problèmes de l’enseignement d’une langue de spécialité, langue de communication professionnelle. Vu le manque de matériel pédagogique approprié, concevoir un manuel de russe langue de communication professionnelle devient nécessaire.
L’enseignement d’une langue aux étudiants poursuivant leurs études universitaires techniques et désirant améliorer leurs compétences linguistiques et professionnelles en langue étrangère présente des caractéristiques particulières. Les objectifs à atteindre, les compétences à développer, le public, le domaine d’application des connaissances le rendent différent de l’enseignement d’une langue vivante étrangère. En effet, outre les compétences langagières dites «généralistes», les étudiants de l’Ecole des Mines ont besoin d’acquérir des compétences spécifiques afin de s’intégrer à la vie professionnelle du pays où ils seront amenés à passer un stage professionnel et de pouvoir communiquer avec les partenaires étrangers dans leur vie professionnelle future.
L’élaboration des programmes d’études pour les cours de langue de communication professionnelle dans une école supérieure technique est indispensable. A l’inverse des cours de russe général, l’enseignement du russe sur objectifs spécifiques (à l’instar du français sur objectifs spécifiques) vise les situations d’apprentissage «au cas par cas, ou en d’autres termes, métier par métier, en fonction des demandes et des besoins d’un public précis» (J.-M. Mangiante et C. Parpette, 2004, p.17). La prise en compte des besoins langagiers en russe, à court et à long terme, des étudiants en informatique, management, est primordiale. Les besoins spécifiques sont une des caractéristiques principales de ce public.
Le problème qui se pose lors de l’enseignement d’une langue sur objectifs spécifiques est celui des ressources pédagogiques. En effet, très peu de manuels de russe sont consacrés à la langue de communication professionnelle. Actuellement, on voit apparaître sur le marché de rares méthodes de russe dans le domaine du commerce international. En revanche, un manuel de russe en tant qu’outil de formation des spécialistes en informatique et management n’existe pas (lors de la communication nous pourrions répertorier et analyser les méthodes de russe dites «généralistes» ainsi que certaines méthodes ayant un objectif spécifique).
Le professeur doit donc élaborer son cours en prenant en compte les besoins spécifiques. Il utilise le contenu des manuels de russe existant sur le marché tout en introduisant des éléments du langage de spécialité. Par conséquent, la création d’un manuel de russe langue de communication professionnelle dans le domaine scientifique s’impose afin d’améliorer le processus de son apprentissage. Le concepteur d’une telle méthode visera donc la macrostructure, la microstructure, les formes discursives appropriées et le langage spécifique (M.Verdelhan, 2002) dans le but de répondre aux besoins spécifiques des étudiants d’une école technique supérieure.
Références
http://www.le-fos.com/, consulté en décembre 2007
CUQ, J.-P., 2003, Dictionnaire de didactique du français, Paris : CLE International.
MANGIANTE, J.-M., PARPETTE, Ch., 2004, Le Français sur Objectif Spécifique : de l’analyse des besoins à l’élaboration d’un cours, Paris : Hachette.
VERDELHAN, M., Le manuel comme discours de scolarisation, ELA, p.37-52, n°125.
Coralie Murati
Sociologie Université de Provence LAMES-MMSH,
Vers un usage imprévu des manuels scolaires en Sciences économiques et sociales (SES) : un espace de luttes sociales et idéologiques ?
Les manuels scolaires occupent une place particulière au sein du curriculum, en ce sens qu’ils ont une position que nous pourrions qualifier d’intermédiaire. Ils se situent entre le curriculum formel (ce qui est prescrit officiellement) et le curriculum réel (ce qui est enseigné en salle de classe). Le rôle des manuels scolaires, dans leurs acceptions traditionnelles, consiste à être des lectures possibles des programmes car ils en traduisent les prescriptions en exercices, savoirs, documents... Ils sont également considérés comme des outils de travail pour les élèves et sont utilisés, majoritairement, par les enseignants constituant ainsi une « référence » voire la référence. Le contenu des manuels scolaires n’est pas contrôlé par l’institution, et les prescriptions officielles sont floues quant à leur contenu. Ils opèrent alors des variations qui obéissent à plusieurs logiques : logique pédagogique liée à leur finalité, logique éditorialiste liée aux contraintes qu’impose cette « mise en documents » des savoirs et liée aux objectifs commerciaux. Les manuels scolaires devenant alors des objets d’interaction sociale à l’aune desquels les acteurs poursuivent des intérêts divers.
Les auteurs de manuels (professeurs « de terrain », inspecteurs, universitaires...) sélectionnent des contenus, des savoirs, les agencent... Il en résulte que les manuels scolaires sont des objets « socialement construits ». Nous nous intéresserons aux SES car la question de leur contenu fait l’objet de débats récurrents depuis leur création. Les SES, qui, de par leur intitulé économique et sociale, font l’objet de luttes. Elles sont portées par des acteurs institutionnels mais aussi externes au champ pédagogique. Ces luttes révélant les problèmes de l’enseignement des SES notamment en ce qui concerne les rapports entre la discipline scolaire SES et les disciplines savantes de référence. Les SES un enseignement interdisciplinaire ou pluridisciplinaire, une « région des savoirs » ? Ainsi, nous posons que l’élaboration des contenus devient alors un espace d’affrontement pour la projection des identités pédagogiques. Ils sont des outils de la re-contextualisation pédagogique du savoir officiel, qui, in fine, créent un discours pédagogique spécifique. Dès lors qu’au travers des supports choisis, des savoirs sélectionnés... les auteurs expriment des choix épistémologiques, didactiques et pédagogiques qui reflètent leur propre conception d’une discipline. Il sera question de mettre la focale sur le fait que le processus de traduction, transposition, des savoirs sélectionnés par les auteurs fait l’objet d’enjeux sociaux et idéologiques. Quels types de savoirs sont sélectionnés ? Comment sont-ils organisés ? Mis en dossier documentaire ? Pour véhiculer quelle(s) identité(s) pédagogique(s) ?
Pour répondre à ces questionnements, nos résultats s’appuient sur l’analyse des manuels scolaires actuels de la classe de seconde car le programme de cette classe demande aux professeurs de consacrer l’introduction à la présentation de la « démarche SES ». Ainsi, le contenu de l’introduction des manuels est révélateur de la conception de l’identité des SES qu’en ont les auteurs. Ils s’appuieront, également, sur des manuels plus anciens afin de prendre en compte l’évolution sociohistorique de cette identité pédagogique.
Bibliographie sur les SES :
Alpe, Y. (2005). La sociologie dans les programmes de SES : un curriculum paradoxal. Skholê, HS n°1, pp 15-21.
Beitone, A. (2004). Les sciences économiques et sociales, enseignement et apprentissages. Belgique. De Boeck.
Beitone, A. & Legardez A. (1997). Travaux en didactique des sciences économiques et sociales. Aix-en-Provence : P.U.P.
Combemale, P. (1995). Les sciences économiques et sociales. Paris. CNDP. Hachette Education.
Chatel, E. (1990). Enseigner les sciences économiques et sociales : Le projet et son histoire. (Rapport de recherche). Lyon. INRP.
Rita RANSON
Université du Havre, laboratoire GRIC
Le spelling book anglais des Lumières : usages particuliers pour l’étude de la prononciation.
C’est dans l’Angleterre des Lumières que va se répandre l’usage d’une multitude d’ouvrages pour enseigner la prononciation de l’anglais. La volonté de ceux que l’on ne nomme alors ni « linguistes », ni « phonéticiens » de fixer la langue et la demande du public à être instruit en matière de prononciation anglaise, vont concourir à la rédaction de traités, pamphlets, grammaires, dictionnaires et spelling books.
Nous nous proposons de démontrer que les spelling books étaient des manuels en usage non seulement dans les écoles mais aussi chez les particuliers.
Comment utilisait-on ces manuels pour enseigner la prononciation ? Quels étaient les outils et la pédagogie employés à cette occasion ? La réponse nous vient en partie des auteurs de ces ouvrages et de leurs utilisateurs.
Quel impact a eu l’utilisation des spelling books sur celle des autres types d’ouvrages consacrés à l’étude de la prononciation ? Quelle a été leur destinée ? Voilà quelques pistes que nous tenterons d’éclairer.
Sources primaires :
Coote, E. (1596, rééd. 1974). The English Schoolmaister. Menston : The Scolar Press.
Dilworth, T. (1751, rééd. 1974) A New Guide to the English Tongue. Menston : The Scolar Press.
Dixon, H. (1728, rééd. 1967). The English Instructor. Menston : The Scolar Press.
Dyche, T. (1707, rééd. 1968). A Guide to the English Tongue. Menston : The Scolar Press.
Lowe, S. (1755, rééd. 1974). The Critical Spelling Book. Menston : The Scolar Press.
Owen, J. (1732, rééd. 1967). The Youth’s Instructor. Menston : The Scolar Press.
The Irish Spelling Book. (1740, rééd 1969). Menston : The Scolar Press.
Tuite, S. (1726, rééd. 1967). The Oxford Spelling Book. Menston : The Scolar Press.
Watts, I. (1721, rééd. 1972). The Art of Reading and Writing English. Menston : The Scolar Press.
Sources secondaires :
Alston, R.C. (1974). English Linguistics 1500-1800. A Collection of Facsimile Reprints. Menston : The Scolar Press.
Alston, R.C. (1974). A Bibliography of the English Language from the Invention of Printing to 1800. Vol. IV. Spelling Books. Ilkley : Janus Press.
Michael I. (1987). The Teaching of English from the Sixteenth Century to 1870. Cambridge : Cambridge University Press.
Michael I. (1993). Early Textbooks of English. A Guide. Textbook Studies Series. Colloquium on textbooks, Schools and Society.
Aurélie Rodes
Université de Toulouse-Le Mirail
Les manuels d’histoire ancienne, témoins des usages des manuels scolaires pendant plus d’un siècle
L’étude porte sur un corpus de plus de cent exemplaires, correspondant à l’ensemble de la production de manuels français de collège abordant l’histoire romaine. Appartenant au fonds toulousain de la bibliothèque municipale et de l’IUFM, mais aussi à l’INRP de Lyon et à une collecte personnelle, les ouvrages ont été consultés pour étudier la réception de l’histoire romaine dans l’enseignement secondaire de 1880 à nos jours. Une partie de l’analyse de ce travail universitaire concerne les manuels en tant que sources et témoins des pratiques scolaires.
L’analyse historique du corpus a permis de mettre en évidence l’évolution des usages des manuels : livres encyclopédiques à l’usage du maître au XIXe siècle, ils deviennent progressivement des livres pour l’étude à la maison et ne sont réellement utilisés en classe qu’à une période assez récente.
Les études portant sur l’utilisation concrète en classe sont rares pour les périodes anciennes, la confrontation avec une centaine de cahiers d’élèves consultés à l’INRP à Rouen permet d’ébaucher des pratiques de classe. Analyse complétée par les commentaires relevés dans deux revues qui ont été intégralement dépouillées : la Revue Internationale de l’Enseignement éditée entre 1880 et 1940 et les Cahiers Pédagogiques. On passe du résumé à faire à la maison à partir du manuel (qui n’est d’ailleurs pas apporté en classe) au dossier documentaire, indispensable pour le cours du professeur.
Ces observations sont confortées par l’examen des auteurs de manuels ; universitaires reconnus au début de la période d’étude, ils sont progressivement remplacés par des pédagogues, seuls auteurs pour les éditions les plus récentes : le manuel a changé d’usage en cours d’histoire, il est essentiellement devenu un recueil de documents pour la classe.
Les guerres et les crises des années 30 imposent aussi des usages particuliers, comme la réutilisation de manuels même s’ils ne sont plus au programme. Les mentions manuscrites et l’analyse des durées éditoriales permettent aussi d’esquisser comment et pendant combien de temps les manuels sont utilisés.
L’approche historique, pour la période allant de1880 à nos jours, permet de montrer comment l’utilisation du manuel évolue en classe mais aussi comment son statut change.
Indications bibliographiques
Héry E. (1999), Un siècle de leçons d’histoire. L’histoire enseignée au lycée : 1870-1970, Rennes : PUR, 432 p.
Garel-Lucas N. (2001), Enseigner l'histoire dans le secondaire : manuels et enseignement depuis 1902, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 318 p.
Garcia P., Leduc J. (2003), L'enseignement de l'histoire en France : de l'Ancien Régime à nos jours, Paris, A. Colin, 319 p.
Dotation Carnegie pour la paix internationale (1923), Enquête sur les livres scolaires d'après-guerre, Paris : Centre européen de la Dotation Carnegie, 452 p.
INRP (2000), L'usage des manuels scolaires et des ressources technologiques dans la classe. Recherche 40124. Rapport d'étape : 1ère année, PDF, 120 p.
Borne D. (1998), Le manuel scolaire : Rapport de l’IGEN, Paris : La documentation française, 47 p.
Geneviève SION CHARVET
chargée de mission Hécate ARBS
Seconde vie des manuels scolaires
L’ARBS, association loi 1901, créée en 1965, a pour objet de prêter aux élèves la collection complète de livres scolaires dont ils ont besoin. A la rentrée 2008, l’ARBS a servi plus de 120.000 élèves dans plus de 500 établissements dans les départements du Nord, Pas de Calais, Somme, Aisne, Oise, Marne, les régions de Caen, de Bordeaux et la Belgique.
Lorsque les programmes changent, l’ARBS fournit ses clients de la deuxième chance. Ils sont de trois ordres essentiellement :
- le tiers-monde
- le quart-monde
- les IUFM
A travers quelques exemples, choisis parmi les 65 fiches de dons établies par l’ARBS de 2004 à 2008, nous verrons comment les manuels scolaires vivent leur métempsychose :
- En Afrique francophone. Les Malgaches sont les récipiendaires les plus nombreux. Toutes les disciplines n’y sont pas les bienvenues, l’histoire y est quelquefois proscrite. En revanche, la conservation de la langue française y est exemplaire, acquise dans une grammaire traditionnelle et des recueils de textes littéraires qui n’ont pas succombé aux sirènes tendancieuses.
- En milieu carcéral et pour la lutte contre l’illettrisme. Les savoirs de base, comme on les y nomme, peuvent s’acquérir, lorsqu’il s’agit d’adultes, dans des manuels conçus pour des enfants, devenus obsolètes pour ces derniers. Ces manuels sont alors mis à disposition des apprenants dans des centres de ressources. Nous examinerons ce qui perdure dans la transmission des savoirs véhiculés par ces manuels.
- Dans les IUFM. La médiation pédagogique établie dans ces manuels et son évolution peuvent être analysées tant dans l’enseignement primaire que secondaire. Nous examinerons plus spécialement l’évolution de cette médiation en français et en histoire.
L'analyse de contenus, quantitative et qualitative, est réalisée par des prises d'indices et des grilles de lecture appliquées de façon systématique, dont les items sont utilisés de façon différente en fonction des trois situations décrites.
La seconde vie de ces manuels est donc plus diversifiée et par là plus riche d’enseignements que la première, tant pour les usagers que pour les concepteurs.
Nathalie Van der Sanden – Piva
Université de Nimègue, Pays-Bas, Département de Linguistique Appliquée (‘Applied Linguistics’)
Les manuels de français en usage aux Pays-Bas : d’hier à aujourd’hui, quelle évolution de leur usage ?
L’enseignement des langues vivantes étrangères (LVE) a toujours joué un rôle important aux Pays-Bas (Van Els, 1992). On sait notamment que des maîtres de langue y ont enseigné le français, dès le XVIe siècle (Kok Escalle et Van Strien-Chardonneau, 2005). En outre, dès le XIIIe siècle, on peut noter l’usage fréquent d’un Livre des Mestiers, destiné à l’apprentissage du français pour communiquer dans des situations de la vie quotidienne, qui connaîtra plusieurs rééditions (Van Els et Knops, 1988). Dans ce cadre, il est intéressant de s’interroger sur le matériel pédagogique utilisé avec succès par les enseignants de français et d’analyser leurs pratiques d’hier à aujourd’hui. On s’attachera ici à décrire ce qui a trait à la « méthode » et non aux seuls outils pédagogiques, tels que les ouvrages de grammaires et les livres de vocabulaire.
La communication portera sur un inventaire de manuels de français récents, dont l’usage est répandu aux Pays-Bas. Pour les sélectionner, nous nous appuierons sur notre connaissance du marché éditorial néerlandais dans le domaine de l’enseignement du français. En outre, notre communication portera sur un inventaire de manuels de français plus anciens, qui ont été fréquemment utilisés sur une période antérieure à cinq ans, au-delà desquels un manuel est très souvent renouvelé (NICL, 1994).
Nous tenterons de repérer des éléments marquants, qui font sens quant à leur usage, en cherchant à répondre à ces deux questions. Quel contenu didactique ces manuels véhiculent-ils? Et que nous enseignent-t-ils sur les pratiques anciennes et actuelles de leurs utilisateurs (les enseignants et les apprenants) ? Pour éclairer cette réflexion, nous apporterons le témoignage de notre expérience en tant qu’auteur et rédactrice d’un manuel de français auprès d’une équipe d’enseignants de français qui exercent aux Pays-Bas.
Bibliographie
- Els, T., van, “Foreign Language Teaching in the Netherlands, 1880-1940 : an outline of methodological developments”, in Giroud, A. (éd), Aspects de l’histoire de l’enseignement des langues: 1880-1914, nº special du bulletin CILA, 56, 1992, p. 35-47.
- Els, T., van, Knops, M., “The History of the Teaching of Foreign Languages in the Low Countries”, in Historiographia Linguistica, XV, nº 1-2, 1988, p.289-316.
- Kok Escalle, M.C., Van Strien-Chardonneau, M., « Apprentissage de la langue et comparatisme culturel en Hollande : le métier de maître de langue (XVIIe-XIXe siècles) », in Lépinette, B., Jiménez, M. E., Pinilla, J. (éds), Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde : l’enseignement du français en Europe autour du XIXe siècle. Histoire professionnelle et sociale, nº 33/34, SIHFLES, juin 2005, p.120-143.
- NICL, Nationaal InformatieCentrum Leermiddelen, Leermiddelen Voortgezet Onderwijs: Frans / Spaans, Enschede, 1994.
Van der Sanden N. (col.) D’accord! Malmberg, Den Bosch, Pays-Bas
Marielle WASTABLE
Université Paris I Panthéon-Sorbonne, laboratoire Géographie-Cités
Université Paul Verlaine Metz, CEGUM
L'influence du « petit monde » des géographes sur les concepts phares de la géographie des Etats-Unis dans les manuels de 1905 à nos jours
Un « petit monde » est à l'œuvre dans la construction du discours scolaire sur les Etats-Unis, chapitre présent de façon continue dans les manuels de géographie de terminale de 1905 à nos jours.
Nous le démontrerons en nous intéressant à ceux qui écrivent les manuels et aux sources qu'ils emploient. Pour ce faire, nous retracerons l'évolution des savoirs de la géographie des Etats-Unis qui ont été transposés dans le savoir scolaire (Robic et alii, 2006). Nous chercherons à comprendre ce qui est à l'origine du succès ou de l'échec de certains concepts en dépassant le simple constat de leur efficacité dans un cadre pédagogique.
Les manuels scolaires sont utilisés comme des outils de formation continue par les enseignants qui y trouvent les documents et les informations nécessaires à la préparation de leurs cours. En effet, ces derniers ont peu recours à des ouvrages scientifiques pour faire de la géographie scolaire (Clerc, 2002), ce qui signifie que les choix scientifiques opérés par les auteurs des manuels dans le cadre des programmes sont, de fait, ceux qui seront adoptés par les enseignants.
Ainsi, les savoirs que l'on trouve dans les manuels servent de référence et ces derniers représentent, pour les enseignants comme pour leurs élèves, un état concis de la science. Or, le réseau des auteurs des manuels de géographie, et plus encore celui des géographes français spécialistes des Etats-Unis, est restreint.
Ce sont ces quelques géographes qui sont consultés, directement ou à travers leurs ouvrages, pour concevoir les chapitres sur les Etats-Unis dans les programmes puis dans les manuels. Ainsi, derrière la construction d'un ensemble de savoirs se dessine un « petit monde » (Strauss 1992, Genieys 2005). Nous mènerons alors une véritable enquête dans les manuels de géographie de terminale de 1905 à 2004 : en localisant dans l'espace et dans le temps leurs auteurs, leurs directeurs de collection et les sources utilisées nous identifierons les pôles (personnes, institutions) à partir desquels se diffusent les concepts phares de la géographie scolaire française des Etats-Unis à l'exclusion de ceux qui, n'ayant pas été relayés par les acteurs de cette géographie, sont restés dans l'ombre.
Références:
CLERC P, (2002), La culture scolaire en géographie, PUR, Rennes, 185p
GENIEYS W, (2005), « Constitution d'une élite du Welfare dans la France des années 1990, Sociologie du travail, n°47, pp 205-222
ROBIC M-C et alii, (2006), Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française, ADPF, Paris, 229p
STRAUSS A, (1992), « Une perspective en termes de monde social - 1978 » La trame de la négociation, série de textes présentés par I Baszanger, Paris, l'Harmattan. pp 269-282
Carine ZANCHI
Amman Al Ahliyya University, Jordanie
L’adaptation du manuel de français langue étrangère généraliste en contexte arabophone pour étudiants débutants. Une nécessité pour une meilleure diffusion des cours de français pour débutants dans les universités arabes !
Cette intervention se veut une étude de cas de l’utilisation du manuel généraliste de français langue étrangère (fle) et des problèmes de son usage auprès d’un public arabophone dont la culture d’apprentissage / enseignement est très éloignée de la culture didactique européenne telle que mentionnée dans le Cadre européen de référence pour les langues. Il s’agira ici de faire part de notre pratique d’enseignement avec ce type de manuels, les difficultés inter-didactiques rencontrées chez des apprenants débutants arabes et comment dans la mesure du possible y remédier.
En ce qui concerne notre aire géographique de référence, en raison de la quasi absence de manuels de fle contextualisés, le professeur est de facto confronté à la problématique de la variabilité des usages du manuel généraliste. Concernant cette problématique, nous souhaiterions faire part de notre expérience auprès d’un public captif d’apprenants arabophones débutants dans trois universités arabes où nous avons enseigné à savoir les universités de Bahreïn, de Jordanie et d’Amman Al Ahliyya (en Jordanie).
On constate sur le marché du français langue étrangère dans les pays arabes qui seront l’objet de notre présente étude, un nombre pléthorique de manuels généralistes, c’est-à-dire des méthodes produites en France par des éditeurs français et destinées à des publics de toute nationalité qui apprennent le français. La prise en compte des variables d’enseignement est indispensable comme le profil des enseignants qui vont travailler avec ce support et surtout le profil des apprenants cibles (âge, groupe monolingue plurilingue, culture d’enseignement / apprentissage des langues etc.).
L’on constate aussi que ces manuels de fle sont tous monolingues en langue cible et visant la culture cible. C’est réellement problématique concernant l’appropriation individuelle du manuel par l’apprenant dans sa démarche d’apprentissage. Le recours à la traduction tant décriée par le passé par certains didacticiens est de facto obligatoire soit en langue arabe soit en langue anglaise en ce qui nous concerne. En effet, rien n’est accessible à l’apprenant qui se trouve pris au dépourvu dans son utilisation individuelle du manuel. Il en est de même pour la méthodologie utilisée par les concepteurs de manuels qui est loin de correspondre à la culture d’apprentissage des apprenants. Tous les travaux des didacticiens français et anglo-saxons s’attachent à montrer l’importance de l’environnement didactique dans l’acte d’apprentissage / acquisition d’une langue étrangère. Ce qui démontre la nécessité pour le professeur en contexte hétéroglotte d’adapter le manuel de fle, support indispensable à l’enseignement / apprentissage de la langue.
Manuels analysés :
Bérard, E., Canier, Y., Lavenne, Ch., Tempo 1, Livre de l’élève, Paris, Didier – Hatier, 1996.
Bérard, E., Canier, Y., Lavenne, Ch., Tempo 1, Guide pédagogique, Paris, Didier – Hatier, 1997.
Capelle, G., Menand, R., Taxi 1, Livre de l’élève, Paris, Hachette FLE, 2003
Guédon, P., Taxi 1, Guide pédagogique, Paris, Hachette FLE, 2003
Poisson-Quinton, S., Sala, M., Initial 1, Livre de l’élève, Paris, Clé international, 2002
Poisson-Quinton, S., Sala, M., Initial 1, Guide pédagogique, Paris, Clé international, 2004
Bibliographie
Al-Mutawa, N., Kailani, T. (1989) Methods of teaching English to Arab students, Hong Kong, Longman Group.
Allwright, R.L. (1981) What do we want teaching materials for ? in ELT Journal, vol.36/1, Oxford university Press, pp.5-18.
Andreou, G., Mitsis, N. (2005) Greek as Foreign language for speakers of Arabic : A study of Medical students at the University of Thessaly in Language, culture and curriculum, vol.18, No.2, pp. 181-187.
Beacco, J.C, (2007) L’approche par compétences dans l’enseignement des langues, Paris, Didier, 307 p.
Bertolletti, M.C, Dahlet, P. (1984) Manuels et matériels scolaires pour l’apprentissage du fle : ébauche d’une grille d’analyse Le Français dans le Monde, nO 186, pp. 55-63.
Besse, H. (1985) Méthodes et pratiques des manuels de langue Didier/Paris, CREDIF/Saint-Cloud/France, 183 p.
Boyer, H., Butzbach, M., Pendanx, M. (1990) Nouvelle introduction à la didactique du français langue étrangère, Paris, Clé international, 240 p.
Conseil de l’Europe (1996), Conseil de la coopération culturelle, Les langues vivantes : apprendre, enseigner, évaluer. Un Cadre européen commun de référence. Guide à l’usage des auteurs de manuels et de matériel pédagogique, Projet 1 , 39 p.
Cuq, J-P (dir) (2003) Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, Paris Clé international, 303 p.
Hutchinson, T., Torres, E. (1994) The textbook as agent of change in ELT Journal, vol. 48, Oxford university Press, pp.315-328.
O’Neill, R. (1982) Why use textbooks ? in ELT Journal, vol. 36/2, Oxford University Press, pp.104-111.
Shelton, L. E. (1988) Evaluating ELT Textbooks and materials in ELT Journal, vol. 42/4, Oxford University Press, pp.104-111.
Puren, C. (1994) La didactique des langues étrangères à la croisée des méthodes, Essai sur l’éclectisme, CRÉDIF-Didier, coll. « Essais », Paris, 206 p.
Richards, J. (1998), Beyond training, Cambridge University Press, Cambridge, 208 p.
Rivas, R. (1999), Reading in a recent ELT coursebooks in ELT Journal, vol. 53/1, Oxford University Press, pp. 12-21
Zanchi, (C) (2007), Représentations et attitudes des étudiants bahreiniens face à l’enseignement/ apprentissage du français langue étrangère avec une enseignante native, Mémoire de Master 2, Didactique des langues-cultures, sous la direction de C. Carlo, Paris 8.
Sitographie
Répertoires des méthodes fle : http://www.ciep.fr/carnetadFLE/docs/repertoire_methode_fle.pdf
Lemeunier, M. (2006) Créer du matériel didactique : un enjeu et un contrat in Francparler : http : www.francparler.org/dossier/lemeunier_quere2006.htm
http://www.professorjackrichards.com/pdfs/role-of-textbooks.pdf
Richards, J., The role of textbooks in a language Program, http://www.professorjackrichards.com/pdfs/role-of-textbooks.pdf
Richards, J., (2006) Materials development and research-Making connection, published in RELC
Journal, Vol 37, pp.5-26. http://www.professorjackrichards.com/pdfs/materials-development-making-connection.pdf
mercredi 10 juin 2009
Manuels scolaires en usage et usages des manuels